Longjumeau/Vertois

Classe sous: Compte rendu de match par: Nico le 18 mai 2010 a 17:16

Lonjumeau 4 -2 Vertois.
Temps : mitigé sur la moitié nord du pays mais une amélioration est prévue en début de soirée. Pour la corse, une baisse des températures est à attendre et cela dès le matin.
Buts :
Pachek (45 ;60)
GROGNAC 70)
Nico (75).

Equipe : Nels ( oh non un Lob) ; Benoit ( oh oui un Ricard) ; Dan (oh oui une scie sauteuse) ; Mathias ( oh oui un rêve érotique) ; Juju ( oh non j’ai encore perdu une seconde au 100M) ; Tex ( Oh non je suis portugais) ; Rico (Oh oui une nouvelle lotion capillaire) ;Fred (Oh oui je fais la première partie de Michel Leeb) ; Françis ( Oh non j’ai encore un latéral de merde en face) ; Pachek ( Oh non j’ai oublié mon KFC d’avant match) ; Grognac ( Oh oui j’ai un tapis roulant qui m’évite de courir).

Remplaçant : Nico (Oh non je suis fertile) ; Christophe (oh non je suis arrivé à l’heure) ; Sancho (Oh oui je suis sur le banc).
Arbitre : Reicha (oh non j’ai encore oublié les règles).

Préambule :
En ce jour du seigneur les joueurs de Longjumeau avaient les mains jointes en direction de notre saint père en la personne de Saint Cyril Rool.
L’ambiance était lourde, pesante…En fait, on peut comparer l’ambiance d’avant match à celle d’un troupeau de Buffles devant s’abreuver dans un lac de la savane africaine dans lequel sont cachés des crocodiles. Mais en cette matinée il était écrit que les buffles longjumellois allaient pouvoir se désaltérer dans les eaux de l’espérance. Laquelle ?
L’espérance de se projeter la saison prochaine dans l’élite du football. Ce match contre vertois matérialise ainsi le début d’une ère nouvelle, une période faste, un futur où les couleurs longjumelloises viendront irradier la contrée essonnienne. Oui, ne nous y trompons pas, la saison 2010/2011 a pris racine le 16 Mai 2010.
Alors ne boudons pas le plaisir de notre « non relégation » et dégustons le champagne…enfin le pichet de cidre car au club de Longjumeau, le champagne n’est de rigueur que pour les officiels. Levons nous camarades, opprimés de tous les apéros de la planète, oui il nous faut des bulles mais des nobles bulles ! Les footballeurs ont aussi le droit à une cirrhose de qualité (se renseigner auprès de Ben).
Quittons l’apéro pour se diriger vers un autre effort que nous imposons à notre corps ! Quittons le comptoir pour rejoindre le rectangle vert !
Je dédicace ce petit résumé à un fan du CDM, un fan caché derrière son écran d’IPhone mais je sais que cette distance ne t’empêche pas de vibrer aux rythmes de nos exploits ! Merci Guillaume pour l’ensemble de ton œuvre « supportrice », pour tes sourires, tes regards, tes gestes lents mais si sensuels… Pardons je m’écarte du sujet, messieurs, à vos bières, mesdames, à vos éviers : ON REFAIT LE MATCH.

1er Mi temps :
Les deux équipes se disposent sur le terrain, les uns se tapent dans les mains, les autres s’échangent quelques conseils techniques. Les attitudes manifestées par les joueurs viennent rappeler l’objectif principal, à savoir se sortir des affres (angoisses) d’une relégation.
Le début de match est clairement à l’avantage des joueurs de Longjumeau qui monopolisent le ballon, à croire que ces derniers ont du talent. Fred qui décidemment est aussi bon dans les blagues norvégiennes que dans la manipulation du ballon va gratifier l’assistance d’une frappe de l’extérieur du pied droit de 25 mètres qui vient s’écraser sur la barre.
François sur son côté gauche provoque et permet à Longjumeau de se retrouver fréquemment dans la surface mais les actions qui en découlent se sont pas dangereuses.
Pendant ce temps Vertois se défend comme il peut. Mais un drame va venir briser le bon début de match des LONGBEACH Boys. Alors que le ballon se trouve dans les pieds de juju sur le côté droit autant dire que niveau manipulation de ballon, ce dernier est vraiment un modèle du genre donc à priori rien à craindre quand il a la sphère entre les jambes. Mais à priori seulement car dans un mouvement féérique il tente un crochet sur son adversaire mais sa vitesse gestuelle similaire à celle d’une truite scandinave va en décider autrement. L’ailer droit récupère le ballon et s’en va lancer dans la profondeur son attaquant qui en se débarrassant de Mathias comme on se débarrasse d’un vieux torchon vient battre Nelson d’un plat du pied.
-1 à 0 pour Vertois.
Que faire devant une telle maitrise technique ? Dire merci déjà, ce que les joueurs de Longjumeau ont oublié de faire laissant leur latéral droit, seul fier de son geste.
Mais Longjumeau ne va pas en rester là et va encore pousser pour montrer aux spectateurs (merci à eux de s’infliger cette torture de bon matin. Ah la retraite ! On ne sait que faire. D’ailleurs, juste une question, est-ce que nos spectateurs regardent Michel Drucker dans la foulée ?) que la technique est une histoire collective.
Le ballon est largement en possession des longjumellois qui multiplient les actions mais ces dernières sont clairement pacifistes (pas dangereuses quoi). C’est alors que va survenir le tournant de la rencontre selon les historiens du club, sur un contre rondement mené sur l’aile gauche, l’ailier de Vertois décoche un centre ou une frappe (c’est un point encore en débat chez les historiens) qui vient toucher la barre de notre Nelson.
La chance vient peut être de choisir son camp ! Les joueurs de Longjumeau tels des RMISTES venant de toucher les bons numéros au Rapido entament une danse mêlant valse et smurf.
C’est à coup sûr cette danse qui va définitivement porter que dis-je transcender Longjumeau car en toute fin de Mi-temps, un coup franc à l’entrée de la surface sur le côté gauche va venir délivrer tout un peuple. Le maitre de cérémonie n’est autre qu’un ancien obèse portugais, nouveau retraité de la restauration rapide. Il se charge donc de l’affaire et d’une frappe enroulée dans le petit filet opposé vient battre le portier adverse.
-1 à 1, Réicha tout en cherchant son manuel intitulé « L’arbitrage pour les psychotiques : vers une nouvelle façon de penser le football » vient siffler la mi temps.

2eme mi temps :
Autant vous le dire tout de suite, le monologue du coach fut sanglant. Les effusions de sang se sont mêmes aperçus sur la Costa Brava. Une fois de plus notre tyran a su tirer le meilleur de chacun, bon, c’est vrai que voir sa femme en photo accrochée au dernier étage de la tour Eiffel (monument dans Paris) aide à trouver un petit plus énergétique dans la perspective de la seconde période. Cependant certains joueurs ne vont pas se relever de ce discours, tel JUJU que le coach Vahid laisse au frais, sur le banc avec ses co-pensionnaires de la maison de retraite accoudés aux barrières. Ah quel plaisir d’évoquer la fin de la série « Plus belle la vie » ou encore l’épineux problème de la prostate. Enfin aussi triste que soit la situation, il faut l’accepter et puis c’est le choix du coach. Heureusement, Tex et Rico (celui-ci grâce à son aridité capillaire a été rapidement adopté par les anciens) vont eux aussi partager ces moments qui forgent un caractère. Sancho, Christophe et Nico font donc le mouvement inverse en entrant en jeu.
Cette seconde période va être celle de la folie, de la démesure footballistique, de la messe aux miracles. Oui en ce 16 mai, la ville de Lourdes est venue en déplacement à Longjumeau (certaines mauvaises langues diront que le but de Nico en est une preuve formelle, ah les vipères).
Le début de ce second round est relativement équilibré entre les deux équipes même si, en toute objectivité, Longjumeau à vraiment un niveau incroyable. Bref tout va pour le mieux même si Vertois se montre dangereux notamment en percutant sur le côté droit mais le dernier geste n’est pas à la hauteur du reste de l’action.
Il n’en fallait pas plus à Longjumeau pour en profiter et sur une action anodine, Pachek récupère un ballon dans la surface qu’il transforme en but. Les bustes et les têtes sont relevés, la fierté de se sentir longjumellois est là. Longjumeau sait qu’il vient de réussir le plus dur dans ce match de la peur en prenant l’avantage au tableau d’affichage.
- 2 à 1 pour Longbeach.
Mais à Viertois, il y a aussi des hommes d’honneurs qui vont tout faire pour revenir au score. Les appels des attaquants se font plus nombreux et ils obtiennent deux têtes à têtes avec notre gardien mais sans réussite. La défense de Longjumeau est solide donc avec une base comme celle là, le reste de l’équipe peut avoir confiance. C’est justement sous le signe de la confiance que notre toulousain Grognac (moitié Gignac, moitié Mc do) va tenter un lob à l’entrée de la surface qu’il parvient à ajuster avec grande classe. Le gardien adverse peut se manger ce qui lui reste de cheveux car sa sortie est proche des grandes heures de Revault au PSG, les spécialistes apprécieront la justesse de la comparaison.

-3 à 1 pour LONGBEACH.
Cependant même si la cabane est presque tombée sur le chien du côté de nos amis de la campagne essonnienne, ils restent encore animés par la volonté de ne pas être du voyage de la relégation.
C’est avec l’énergie du désespoir qu’ils vont sur une offensive côté gauche parvenir à revenir au score. En effet, l’ailier prend de vitesse Benoit (il faut cependant avouer qu’il est handicapé par son verre de Ricard qu’il tient toujours dans sa main) puis dans la foulée il va bénéficier d’un contre favorable sur Christophe (freiné par son réveil qu’il porte autour du cou) avant de venir battre Nels.
-3 à 2 pour Longjumeau.
La tension redevient la ligne directrice du match car un match nul ne ferait absolument pas un bilan comptable acceptable pour Longjumeau au regard de la physionomie de la rencontre.
Loin de sortir la calculatrice, les longjumellois vont plutôt opter pour une victoire au panache comme les grandes équipes savent le faire (comme le dernier France/Irlande pour les barrages de la coupe du monde). Je tiens à vous prévenir tout de suite, les lignes qui vont suivre sont totalement improbables tant le joueur qui va être à l’honneur est lui-même improbable pour ne pas dire un imposteur du ballon rond.
Pour un tel récit il nous faut changer un peu d’ambiance, Je vous propose d’éteindre vos lumières et d’allumez une bougie car ce qui suit va faire peur.
Le ciel s’assombrissait au dessus du stade de Longjumeau, les croques morts et autres vautours étaient massés là, tout près du terrain. La sinistrose était en train de gagner notre belle enceinte sportive, les familles quittaient la ville, les échos des enfants n’habitaient plus les cours d’écoles communales alors que faire pour redonner le goût de vivre dans notre belle ville ?
Seul un miracle, seul un artiste pouvait embellir un quotidien devenu pâle comme le torse d’un touriste anglais dans un camping du sud de la France.
A ce stade du récit vous pouvez introduire dans votre lecteur CD, l’hymne à la joie de Beethoven mais restez toujours dans la peine ombre, pour profiter du contraste.
Alors la providence nous envoya un Macé pas le plus vieux, trop occupé à son cours de Baby piscine mais le plus jeune, le plus alcoolique aussi. Qu’importe, il est notre sauveur, bon oui je sais Barcelone a eu Messi et nous on a eu Macé, mais arrêtez vos jeux de mots dignes des plus belles heures de Fred.
Inclinez vous devant notre dieu et revenons au présent pour déguster ton offrande cher Nico.

Nico déboule alors sur son aile droite tel Patrice colleter en fin de vie pour solliciter un une deux avec notre ami Grognac qui lui aussi perché sur son tapis roulant profite de quelques soins palliatifs. Néanmoins, sa passe au millimètre vient se loger dans tes pieds et là souple comme une danseuse étoile tu rentres dans la surface de Vertois pour décrocher une frappe d’une puissance telle que ta jambe est à deux doigts de quitter le reste de ton corps. Mais d’un bond félin le gardien adverse réussi une magique parade repoussant le ballon devant la ligne. D’un pas décidé tu cours, tu voles au dessus du terrain plus rien ne t’arrête et d’une royale tête tu places le cuir au fond des filets.
Les enfants investissent les cours, le chômage a baissé et les femmes ont à nouveau des orgasmes, merci Nico, merci enfant de la providence.
-4 à 2 pour Longjumeau, la messe est terminée.
Vous pouvez rallumez les lumières, vos télévisions et vous repassez le best of « d’attention à la marche » car le conte pour enfant touche à sa fin.
La fin du match se rapproche à un train de sénateur, plus rien à se mettre sous la dent mais là n’est pas l’intérêt car l’écart est tel que Vertois ne peut plus revenir dans la partie.
Reicha regarde alors sa montre tout en finissant son livre (voir page 3 de l’article) sur le football du futur et avec autorité sur le sifflet, il met un terme à cette divine rencontre.

Conclusion :
En ce 16 Mai 2010 au-delà de toutes appréciations techniques qui de ma part seraient pour le moins incongrues, je veux vous dire que j’éprouve un sentiment comme rarement dans ma vie d’enfant du ghetto d’Orsay (pour les non initiés Orsay est réputé pour avoir un PIB supérieur à la Chine) j’ai eu la chance de connaitre.
L’été arrive à grands pas avec son lot de festivités. Toutefois sachez une chose chers frères de transpiration, jamais un barbecue n’aura la saveur de cette victoire collective.
Amen.

Juju.

12 commentaires sur “Longjumeau/Vertois”

  1. Nico dit :

    Je ne sais plus quoi dire … c’est magnifique :D :D :D

  2. juju dit :

    C’est moi qui rste en admiration devant ton but.

  3. fred dit :

    juju oh oui je suis ecrivain! Trop balez mec. je me prosterne!

  4. rico dit :

    Merci au beethoven du commentaire sportif. j ai envie de pleurer de joie ….

  5. david dit :

    Le record du résumé le plus long vient d’être pulvérisé. Fidel Castro prie pour que tu ne te mettes pas à faire des discours.

  6. juju dit :

    J’arrive en politique il est déjà mort!

  7. Tex dit :

    Bernard Pivot n a plus qu’a reprendre son dictionnaire et prendre exemple pour sa célèbre dictée…

  8. benattak dit :

    plus que magik je suis fan.
    Bravo a toi.

  9. Estelle D. dit :

    Nico,
    Raymond t as laissé un message.

  10. papa macé dit :

    désolé nico ne peut pas aller en afrique du sud :il est papa depuis le 22 d’une petite Livie: 3kg 400 et 51 cm

  11. Anonyme dit :

    Une fille a l image de son papa… Felicitation aux parents.

  12. juju dit :

    Bravo, la mafia Macé à sa nouvelle marraine!

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